Une soixantaine d’élus menace de démissionner pour sauver une maternité dans l’Indre

Plus de soixante élus de Brenne doivent se déplacer à la préfecture de l’Indre, pour démissionner. Leur combat pour la réouverture de la maternité du Blanc s’inscrit dans une longue croisade qui sera marquée, samedi, par une nouvelle action de l’association C’est pas demain la veille.

“ Un véritable projet d’avenir ” Hier en fin de matinée, le comité de défense des usagers de l’hôpital avait pris les devants en conviant la presse à la présentation du projet de reprise des accouchements, porté par trois gynécologues-obstétriciens. La venue de plusieurs médias nationaux donnait du poids à ce énième rendez-vous à la mairie du Blanc.

Jean-Michel Mols, président de l’association, en profitait pour qualifier la fermeture du service de « machination savamment orchestrée par la direction de Châteauroux » et affirmer : « Il est inconcevable que l’hôpital du Blanc, les femmes de notre territoire et le personnel, fassent les frais de l’incurie de ce management ».

Dans la foulée, l’ancien député, Jean-Paul Chanteguet, tirait à boulets rouges sur « le rapport d’une expertise qui n’a d’indépendante que le nom. Nous exigeons aujourd’hui une prolongation de la fermeture temporaire de la maternité du Blanc et un soutien efficace à la proposition de collaboration soutenue par le docteur Tekaya et ses deux collègues gynécologues-obstétriciens ».

La reconduction de cette situation provisoire est au cœur du projet porté par l’ancien chef de service de la maternité du centre hospitalier de Châteauroux, Michel Cingotti et Bernard Seguy. Alain Tekaya a énuméré les autres propositions vouées à la reprise des accouchements : la création d’un comité de pilotage, l’établissement d’un calendrier, la restructuration des tâches, l’élaboration d’une nouvelle organisation tenant compte des différentes remarques, des rencontres avec les professionnels impliqués, et une prévision des gardes en janvier et février 2019 qui sont listées. « Ce service mérite qu’on s’en occupe à travers un véritable projet d’avenir, car accoucher au Blanc est plus sécuritaire que de faire une heure de route », concluait le docteur Tekaya qui met en avant l’expérience de trois praticiens et d’une équipe dédiée motivés « pour exercer dans une structure de grande qualité ». Comme l’expliquait Annick Gombert, maire du Blanc, « aujourd’hui, nous lançons vraiment un SOS ».

 

Source : lanouvellerepublique.fr

 

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