Le train de vie confortable des cadres dirigeants du syndicat FO

Jean-Claude Mailly, l’ex-secrétaire général de F.O, a touché 100.000 euros brut de salaires et primes en 2017.

Cinq autres dirigeants ont perçu entre 76.000 et 83.000 euros bruts de revenus annuels.  Et certaines notes de frais sont à 5 chiffres, selon des pièces comptables consultées par Le Parisien. La direction de FO conteste la perte en 2017 de 635.000 euros, révélée par le quotidien.

La direction de Force Ouvrière, en crise depuis la démission de Pascal Pavageau, a un train de vie qui n’a rien d’ouvrier. Selon les documents de comptabilité interne dont Le Parisien a eu connaissance, les 13 membres du bureau confédéral ont en 2017 dépensé en tout près de 400.000 euros en notes de frais, soit en tout plus de 29.000 euros par personne sur un an. En 2017, Pascal Pavageau, alors secrétaire général chargé de l’économie et pas encore numéro un de FO, a dépensé 50.836 euros rien qu’en note de frais…

 

 

Les salaires des cadres dirigeants du syndicat sont à l’avenant. L’ex-secrétaire général, Jean-Claude Mailly, a perçu un revenu annuel brut total de 100.334,63 euros, c’est-à-dire 8361,21 euros bruts par mois. Il aurait touché ces derniers mois, après son départ de la direction de F.O au printemps 2018, une prime de retraire de près de 23.000 euros.

 

Le syndicat affiche une perte de 635.000 euros en 2017

Cinq autres personnes ayant des responsabilités au sein du bureau ou de l’organisation, salariés de la confédération, “ont en 2017 touché des revenus annuels avoisinant les 81.000 euros brut annuel avec primes (pour trois d’entre eux), les deux autres restants atteignant 76.955 et 83.881 euros” rapporte le quotidien.

Résultat: le train de vie dispendieux de la direction du syndicat plombe les comptes financiers de FO. Selon les chiffres des comptes de résultat publiés, une perte de 635.182 euros a été enregistrée pour l’année 2017 contre un excédent de près de 1,2 millions d’euros fin 2016. Et la dépendance de FO vis-à-vis des subventions reste forte puisqu’elles comptent pour 61% de ses recettes totales alors que les cotisations syndicales des militants n’en représentent que 27%, souligne Le Parisien.

Pour la direction de FO, les comptes n’ont pas encore été validés

Réagissant à ces révélations, la direction de FO conteste les pertes affichées et assure que ses comptes n’ont encore été certifiés par aucune instance en interne mais que ce sera fait “très rapidement”.

Ces révélations surviennent alors que la direction de FO doit organiser à la hâte la succession de Pascal Pavageau, démissionnaire six mois après sa nomination comme secrétaire général, à cause de l’affaire du fichage des cadres du syndicat.

Interrogée sur Public Sénat lundi, Muriel Pénicaud a souligné qu’une organisation syndicale “comme une entreprise (…) comme une collectivité territoriale se doit d’être transparente, équitable”. “S’il y a des dérives, il faudra qu’elles soient corrigées”, a ajouté la ministre, tout en insistant sur le fait qu’il “est important de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain et confondre tout le mouvement syndical avec quelques dérives, éventuelles”.

 

Source : www.bfmtv.com

 

 

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